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Étude

Mission dans l’église locale
Rev. Arie M. Verduyn, Président de l’UMA


Introduction

Parler dans l’église locale du travail de la mission, c’est parler de choses évidentes.  Le théologien suisse Émile Brunner écrit que l’Église existe grâce à la mission, comme le feu existe grâce à l’action de brûler.  William A. Dyrness développe cette idée en disant : « la théologie, c’est en premier lieu une réflexion sur la mission.  C’est vrai au niveau le plus élémentaire : les déclarations théologiques les plus développées, ceux de l’apôtre Paul, étaient faites dans le contexte de la première expansion de l’église. »  Dyrness conclut : « la mission se trouve au cœur de la théologie…tout ce que les théologiens appellent théologie fondamentale est au fond théologie de la mission. »

Il n’est donc pas étonnant que la théologie, et par conséquent l’église, seront induites en erreur si elles sont coupées de leurs racines, c. à d. de la mission.  Nous aimerions conclure qu’une théologie, ou une église, qui n’a pas pour but de faire avancer la mission a perdu de vue sa vocation, est peu intéressante et risque même de tomber dans l’hérésie. Vu que la mission est un principe fondamental, il n’est donc pas étonnant qu’elle soit aussi le thème central des Écritures : Dieu qui a envoyé Son Fils pour le salut du monde.  Comme notre thème touche à la mission et à l’église, nous voudrions jeter un bref coup d’oeil sur les références bibliques de ces deux sujets.

I. La mission selon la Bible

Si nous demandons aux chrétiens des références bibliques qui mettent l’accent sur la mission, ils sont vites à citer Matthieu 28 ou Actes 1:8.  Sans doute, ces références ne sont pas écrites par hasard, elles expriment plutôt une tendance que nous pouvons tracer jusque dans l’Ancien Testament.
H. A. Wiersinga a remarqué que très souvent le Nouveau Testament fait appel à l’Ancien Testament, lorsqu’il parle de la mission.

En Actes 13:46-47, l’apôtre Paul justifie l’évangélisation des païens en citant Esaïe 9:6.  En Romains 15 :8-12, il cite les Psaumes, Samuel, Deutéronome et Esaïe pour montrer que Dieu a toujours envisagé l’humanité entière.  Et lorsqu’il arrive à exprimer son désir explicite de prêcher l’évangile à ceux qui ne l’ont jamais entendu (versets 20, 21), il s’appuie sur Esaïe 52:15.  Si nous voulons prendre en exemple le travail missionnaire de Paul, nous devons nous assurer que notre travail soit également enraciné dans l’Ancien Testament.

A côté de Paul, il y a, dans le NT, encore d’autres qui se basent sur l’Ancien Testament, en parlant de la mission.  Jacques le fait pendant la conférence de Jérusalem (Actes 15:14-18).  Et, avant tout, Jésus Lui-même explique aux disciples d’Emmaüs, que non seulement Sa mort et Sa résurrection étaient prédites par l’Ancien Testament, mais le fait que ce message serait prêché dans toutes les nations, était aussi en accord avec « ce qui est écrit » (Luc 24 :44-47).  Nous ignorons quels textes de l’Ancien Testament Jésus a employés pendant Son explication sur le chemin d’Emmaüs ;  était-ce Genèse 12, le Psaume 67, Jonas ?  Jésus avait un ample choix !   A partir du livre de la Genèse, tout l’Ancien Testament témoigne qu’Israël était appelé à être en bénédiction pour les nations.

II. L'église selon la bible

Si la tâche missionnaire d’Israël était évidente, nous pouvons nous attendre à ce l’Eglise possède une pareille vocation.  A l’époque du Nouveau Testament, l’Eglise a joué un rôle universel très important.

A. L'importance de l'Église

Alfred Kuen, dans son livre sur l’Église Je bâtirai Mon Église, montre que:

L’Église est importante aux yeux de Dieu:

  • Jésus-Christ dit qu’Il bâtirait Son Église et qu’elle ne sera jamais détruite par les forces de l’ennemi (Mt. 16 :18).
  • Jésus-Christ aime Son Église et s’est sacrifié pour elle (Eph. 5:25).
  • C’est à travers l’Église que la sagesse éternelle de Dieu est proclamée dans les lieux célestes (Eph.3:10).
  • L’Église est la maison (famille) de Dieu (1Tim.3:15)

L’Église est importante pour nous:

  • A travers l’histoire, c’est par le canal de l’Église, que nous avons reçu l’Évangile.
  • L’église locale doit être le lieu où les enfants de Dieu peuvent jouir de la communion fraternelle dans la famille de Dieu et où ils prospèrent et sont spirituellement nourris (Eph.4:11-15).  Ignace d’Antioche avait raison d’accuser d’orgueil ceux qui ne voulaient pas participer à la vie de l’église.  (Sa lettre aux Éphésiens 5:2).  Une vie religieuse solitaire était impensable au temps des premiers chrétiens.

B. Fausses conceptions de L’Église

Dieu n’aurait pas pu accorder à l’Église de plus grands privilèges que ceux qu’elle a reçus.  Malgré cela, nous voyons dans l’histoire de l’Église, que Satan a réussi de planter dans la tête des chrétiens une conception exagérée et pervertie de l’Église.  Cette idée s’est développée au point que l’Église Catholique Romaine a proclamé qu’il n’y aurait pas de salut en dehors de l’Église mère de Rome.

Cette surestimation de l’Église, du côté des catholiques, a produit une sous-estimation, du côté des protestants.  Au lieu d’accentuer le fait que la conversion nous introduit dans la famille de Dieu, les protestants (et surtout les protestants évangéliques) ont vu la conversion comme une relation personnelle entre Dieu et l’individu.  Ces conceptions différentes ont conduit à des approches différentes de la mission.  Notre vue sur l’église locale détermine le rôle et la stratégie du missionnaire sur le champ.

Les deux conceptions de l’Église sont exagérées.  Mais pour nous, les chrétiens évangéliques européens, la maladie à laquelle nous sommes le plus susceptibles, c’est la sous-estimation de l’importance de l’Église.
Plusieurs fois, ceci a conduit à organiser l’effort missionnaire autour d’un individu avec une vocation spécialement claire.  Comme cet individu avait  son groupe de soutien personnel au pays, il se concentrait, au champ missionnaire, sur la conversion d’individus plutôt que sur l’implantation d’églises.
 
SI NOUS ENVOYONS DES MISSIONNAIRES SANS UNE ECCLÉSIOLOGIE SOLIDE ET BIBLIQUE, NOUS SERONS RESPONSABLES DE LA FAIBLESSE DES ÉGLISES QU’ILS PLANTENT.

C. La fonction biblique de l’Église : intérieure et extérieure

Ce n’est pas ici notre tâche d’élaborer une ecclésiologie, mais permettez-nous de dire en résumé que l’Église a une fonction qui se dirige vers l’intérieur ainsi qu’une fonction dirigée vers l’extérieur.
H. Berkhof appelle cette double fonction ‘intensive et extensive’

1. Fonction intérieure : L’église locale est le lieu où les chrétiens adorent Dieu et où ils sont spirituellement nourris.  Cette fonction de l’église est surtout décrite par l’apôtre Paul.

2. Fonction extérieure : L’église locale sert de centre d’évangélisation et de mission.  Cette fonction est décrite par le livre des Actes.

Les deux aspects ont besoin d’une bonne structure.  Pour atteindre son but intérieur, l’église locale a besoin d’un lieu de culte, d’un bulletin de l’église, d’un horaire de prédication, d’une liste de membres à visiter, d’un programme d’école de dimanche, d’une bonne gestion financière etc. etc.
Voilà, des choses bien importantes.  Mais attention au danger de ne voir que ça.  Par la suite, nous voudrions spécialement souligner le danger d’être trop introverti.

Pour éviter le déséquilibre, il faut dire que nous ne voulons pas tomber dans le même piège que le rapport du Conseil Oecuménique des Églises (1967), intitulé : “L’Église pour les autres”.  Ce rapport était surtout influencé par des théologiens néerlandais comme A. A. van Ruler et J. C. Hoekendijk.  Il est certainement allé trop loin en affirmant : « C’est au monde qu’il faut  permettre de fournir le programme des églises ».
Par conséquent, pendant les années soixante, le Mouvement Oecuménique a ressemblé plutôt à une agence d’aide sociale  et à un groupe de pression politique, pendant les années soixante-dix.  Berkhof  décrit ce développement et conclut que le service que l’Église offre au monde dépend de sa communion avec Dieu.  C’est la toute première responsabilité de l’Église de cultiver cette communion avec son Dieu, afin de recevoir de Sa main ce qu’elle peut transmettre au monde.

Ayant dit cela, nous devons constater que les membres d’église sont surtout le plus intéressés dans cet aspect intérieur.  Les dirigeants de l’église seront tentés de donner la plus grande partie de leur temps et de leur énergie à cet aspect intérieur.  Sinon, les membres se plaindront de ne pas recevoir assez d’attention et d’instruction.

Dans son livre concis, intitulé “Church and Missions Alive”, Samuel Stoesz remarque correctement que “les perdus ne se plaindront pas s’ils ne sont pas atteints” et il ajoute : “En général, l’église a tendance à se détourner, plutôt qu’à se tourner vers l’évangélisation et la mission. » (p. 38).  C’est pourquoi, si la fonction intérieure de l’église a besoin d’être bien structurée, cela s’applique encore plus à la fonction de l’église envers l’extérieur.

Si l’aspect intérieur concerne chaque membre de l’église, le même principe est vrai pour l’aspect extérieur.  Kenneth Strachan a comparé des mouvements qui montrent une croissance rapide.  Il conclut qu’un même principe de base semble être celui-ci : « L’expansion de n’importe quel mouvement va de pair avec son succès à mobiliser l’ensemble des membres pour la propagation continue de sa foi. »  (Stoesz, 38 s).

Tous les membres d’une église locale doivent savoir que chacun est tenu à participer à l’effort missionnaire.  C’est une certaine obligation, mais cela peut aussi être une source de contentement.  Tout comme les Néerlandais sont fiers de leur compagnie aérienne nationale, parce qu’elle fonctionne bien dans le domaine international, ainsi, dans une petite église au village, on peut trouver du contentement dans le fait qu’on fait parti d’un effort missionnaire mondial.

La question à laquelle il faut donc répondre est celle-ci : Comment mobiliser tous les membres individuels pour cette tâche mondiale ?

III. Organiser la mission dans l’église locale

A. Rendre les chrétiens conscients de leur position

Howard Snyder a développé ce thème pendant le premier congrès de Lausanne.  Il a montré le fait intéressant qu’effectivement l’église influence le monde et les lieux célestes, comme l’apôtre Paul a démontré dans sa lettre aux Ephésiens.  Mais la plupart des chrétiens ne se rendent pas compte des implications de leur vie chrétienne.  Ils n’en voient pas les effets et, pour cette raison, ils n’en sont pas enthousiastes.

Imaginez-vous un certain homme qui travaille dans l’usine de Rolls Royce en Angleterre.  Lorsque on lui demande les détails de son travail, il peut répondre : « Mon travail consiste à transporter des morceaux de fer dans un coin de l’usine. »  Une telle réponse n’est pas impressionnante et il n’en tire aucune satisfaction.  Si, au contraire, il disait qu’il construit des voitures Rolls Royce, sa réponse aurait un tout autre effet.  S’il répond ainsi, nécessairement il doit en être fier et sera bien disposé de faire son mieux le lendemain.  Un bon directeur d’entreprise s’assurera que les ouvriers soient tous convaincus de produire quelque chose d’important.  De bons dirigeants d’église s’assureront, eux aussi, que chaque membre soit convaincu de faire parti du plan de Dieu pour l’histoire.

Régulièrement, les chrétiens devraient être placés devant le fait que l’église est appelée à évangéliser le monde.

B. Organiser un comité stratégique

La tâche de ce comité sera d’éveiller la conscience missionnaire.
Par la création d’un comité, nous courons le risque que tous les autres membres d’église penseront que leur participation active n’est plus nécessaire.  Mais, le principal but du comité stratégique est justement le contraire : s’assurer que chaque membre devienne actif dans l’effort missionnaire.

Le nombre des membres du comité doit être proportionnel au nombre des membres d’église.  Il sera, autant que possible, composé d’hommes et de femmes des différents groupes d’âge.
 
L’idéal serait que ce comité stratégique soit en contact avec les dirigeants de l’église, le groupe de la jeunesse, le groupe des hommes, etc.
Le comité stratégique doit établir des règles qui, entre autres, empêcheront des décisions prises sur la base de préférences personnelles ou d’idées passagères.  Il définit les responsabilités de l’église, du département local de mission et des missionnaires.

Ce comité sera en contact avec le département de mission de la dénomination et/ou avec d’autres organisations.  Les membres du comité stratégique se partageront les responsabilités de manière que tous les aspects, ci-dessous, seront à la charge d’un membre au moins.

C. L’église locale doit devenir active dans le monde

Pour y arriver, il faudra développer les activités suivantes:

1. Prier
L’église devra apprendre comment elle peut toucher le monde par la prière.  (« Touch the World by Prayer » est le titre d’un livre très instructif de L. Duewel.)  Les témoignages missionnaires sur ce que Dieu fait en réponse à la prière sont innombrables et très inspirants.
Il est essentiel que la prière pour la mission ne soit pas reléguée seulement au groupe de prière.  La mission doit faire parti de toutes les différentes  réunions : jeunesse, personnes âgées, etc.  Surtout le culte de dimanche est important, car c’est le seul moment où tous les membres sont présents.

2. Informer l’église de ce qui se passe dans le monde         
L’église a besoin d’information sur les développements dans le monde.  Elle peut être donnée, pendant le culte, à l’aide de rapports, ou par le bulletin de l’église.  Parmi les sources d’information les plus complètes se trouve le livre de Patrick Johnstone « Operation World ».

3. Informer l’église sur les missionnaires
La lecture des lettres des missionnaires est importante.  La correspondance avec les missionnaires sur leur champ de travail assure l’église d’une information correcte et à jour.  Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul le trouve important d’informer les églises de ce qu’il fait et il les supplie d’employer cette information dans l’intercession.
 
4. Prendre soin des missionnaires sur le champ

Il faut désigner une personne de liaison sérieuse et digne de confiance pour informer l’église au sujet des besoins d’un certain missionnaire.  Cette personne, ensemble avec le comité central, garantit que le missionnaire expérimentera de façon concrète le soin et l’aide de l’église.

5. Prendre soin des missionnaires retournés au pays

Pendant leur ‘congé’, la plupart des missionnaires se sentent surchargés.  Il est donc essentiel que l’église locale ‘protège’ les missionnaires contre trop d’activités.
Accordez-leur un temps de repos pour s’habituer au pays, car souvent ils se sentent comme des étrangers et doivent s’adapter de nouveau.
Accordez-leur du temps pour s’adapter aussi à leur propre église.
 
6. Établir un budget missionnaire
“Un membre d’église dit à un stratège missionnaire : « Je le trouve difficile de prier pour la mission.  Mon cœur n’y est pas. »  La réponse était : « Sortez votre carnet de chèques et faites un don important à n’importe quelle agence missionnaire qui vous vient à l’esprit.  Alors, vous allez prier, car Jésus dit : ‘Là, où est ton trésor, là aussi sera ton cœur’ ! » (Exemple pris d’ ‘Inter Action’s Information Leaflets). 
L’église devrait donner un enseignement solide et biblique sur le sujet de donner.
Le Nouveau Testament donne des enseignements clairs sur la responsabilité financière des chrétiens pour des frères à l’œuvre ailleurs.  Voyez, par exemple, Actes 11 :27-30 et 2 Corinthiens 8 et 9.  Philippiens 4:10-19 nous donne un bon exemple de l’aide financière qu’un missionnaire a reçu d’une certaine église locale.

Sans entrer en détails, nous voudrions souligner que l’exemple cité plus haut ne s’applique pas seulement à des individus, mais aussi à l’église tout entière.  La manière de gérer les fonds montre où se trouvent les priorités d’une église. 
 
7. Recruter de nouveaux missionnaires parmi les membres d’église
Comme nous avons dit plus haut, l’église est le modèle que Dieu emploie pour atteindre le monde.  Rien (ni argent, ni enseignement ni des conférences), rien ne suscite plus de conscience missionnaire que l’envoi dans le monde de vrais missionnaires qui sont sortis de notre propre église.  Cependant, ce principe semble être un des plus négligés du programme missionnaire des églises locales.
L’église doit prier avec ferveur afin de pouvoir envoyer des gens doués.

Cela implique que les jeunes, mais non seulement les jeunes, devraient recevoir l’occasion de développer leurs dons, en dirigeant des études bibliques ou par la prédication.  Cela veut dire, s’il est nécessaire, que l’église essayera de financier des études spécialisées.

Il y a quelques semaines, j’ai adressé un groupe inter dénominationel d’étudiants venant de différentes universités des Pays-Bas.  Je leur ai demandé de réfléchir s’ils ne seraient peut-être pas appelés par Dieu pour partir en mission.  Lorsqu’il était temps de poser des questions, quelques étudiants sérieusement intéressés ont remarqué qu’ils s’attendaient à ce que  leur église locale, au lieu d’être leur plus grand supporter, formerait plutôt le plus grand obstacle à leur vision missionnaire.
 
Le recrutement de missionnaires devrait être une de nos priorités, car des hommes et des femmes sont le plus grand ‘trésor’ que nous pouvons offrir.  Et : ‘Là où se trouve notre trésor, là aussi se trouve notre cœur !’

IV. Conclusion

Nous avons commencé en affirmant qu’il y a une relation intrinsèque entre l’église et la mission.  Cela se produira lorsque l’église est à l’écoute de l’Esprit de Dieu.  Car, à la base de tout ce que nous avons proposé dans cette étude, il faudrait y avoir un grand désir de voir les priorités de Dieu accomplies en et à travers nous.  Nous prosterner devant Lui, cela permettra au Saint Esprit de nous faire bouger.  Alors, tout ce qui est nécessaire sera accompli avec joie et nous ferons l’expérience de ce principe que:

l’église qui cherche à être en bénédiction, sera elle-même bénie!

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Rev. Arie VerduynAu sujet de l'auteur

Rev. Arie Verduyn est Président du comité de direction de l'UMA depuis 2004. Avant qu'il ait servi de directeur de CAMA-Zending, un missionnaire indépendant envoyant l'agence dans les Pays Bas (1992-2004). Il a fait ses études théologiques en Belgique et chez l'"Freie Theologische Akademie" en Allemagne. De 1981 jusqu'à 1991 il a enseigné au Congo, Afrique (ancien Zaïre) aux instituts Théologiques dans Boma et Kinshasa. Arie et son épouse Jansje ont cinq enfants.

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